produits   actualités   liens   distributeurs   qui sommes nous?
accueil   plan du site   email
précédentes kali > revues > Skywings magazine, Juillet 2006 détails
ambar

arial

bali

bali-2

bantoo

cargo

combat

coral

evo

honey

impulse

kali

kinetik

kinetik fr

kinetik plus

loop

nitro

pulsar

quarx1

quarx2

ru-bi

serak

silex

spiro

syncro

tactic

tecno

tempest

tempus

tonic

tuareg

tucan

windy

zenith

zenith evolution

zephyr

zephyr-2

zephyr pw
produits


Essai de vol - Windtech Kali
pour Ian Grayland

Cet essai a réellement débuté l'été passé tandis que nous assurions la prise en main de la Windtech Tempest pour un pilote local. Le vent était assez léger et je souhaitais la contrôler en gonflant l'aile à mi-course pour la baisser à nouveau à un mètre du sol. A ma grande surprise, la Tempest se mit à terminer sa montée jusque au dessus de ma tête, et ce de façon légère et continue jusqu'à sentir une pression dans mes mousquetons. J'ai alors pensé qu'il faudrait surveiller avec attention la venue de la future dhv 1/2 de Windtech qui, à coup sûr, utiliserait le même profil que la Tempest. Est arrivé le printemps et la kali…

La kali essayé est une médium, homologuée DHV 1/2. Mon poids total volant hivernal avec tout l'équipement habituel dans la sellete pour le premier jour d'essais me positionne juste au-dessous de la moitié de la fourchette (90-110) . Ce jour-là l'on ne pouvais pas faire de soaring et la montée au décollage s'effectuait, pour une bonne partie à pied. La première tâche du jour fut donc de mettre tout mon équipement dans le sac à dos. Celui-ci est équipé d'une fermeture éclair centrale et un grand capuchon élastique comportant une poche zippée. A noter également deux sangles latérales de compression et plusieurs poignées permettant de prendre le sac à partir de n'importe quelle position. Je n'ai pas eu difficulté pour installer dans le je compartiment principal ma sellette en position inversée ainsi que tous mes accessoires. Le casque à lui trouvé sa place dans le capuchon élastique supérieur. Après quelques secondes de réglage des différentes sangles, j'avais tout mon équipement confortablement placé dans mon dos. J'ai même profité de la marche.

Construction et matériaux

La voile est constituée de 50 cellules. On trouve en extrados le Skytex 9092.45 g/m2 et le très léger 40 g/m2 9017 en intrados. Tous deux bénéficient de la nouvelle enduction E8A. Les profils sont en 40g/m2 9017 E29A hard finish (enduction renforcée). Les cloisons sont réparties par groupes de 5, chacun étant lui-même composé de deux cloisons diagonales articulées autour d'une cellule centrale. La charge est ainsi répartie homogênement au travers de chacun des groupes des 3 lignes supérieures.

Les suspentes, âme kevlar, sont de la marque Edelrid. Des 4 élévateurs partent 3 lignes. Seule exception : celle du stabilo qui se divise en une petite cascade supérieure avec deux ancrages sur le stabilo. Le résultat est un suspentage optimisé par rapport au nombre de cellules.

Les lignes inférieures sont un demi - mètre plus longues que celles des autres ailes de la catégorie. La stabilité latérale est accrue, l'envergure projetée augmentée, la finesse et le taux de chute mini. améliorés.

Les quatre élévateurs de 19 mm. de large sont de bonne facture ; simples, compacts et agréables à manipuler, sans angles vifs susceptibles d'accrocher et endommager les lignes. Les fixations magnétiques des freins sont même recouvertes d'une couche de gomme afin d'éviter tout accrochage avec les suspentes. Du très bon travail. Toutefois, j'aurais aimé un code de couleurs plus clair sur les élévateurs afin de les identifier plus facilement. Les poulies des commandes sont compactes et fonctionnent bien. Les élévateurs "A" sont équipés d'un kit oreilles facile à utiliser et suffisamment long pour être efficace.

L'accélérateur a un débattement de 180 mm, inhabituel pour un parapente DHV 1-2. Il incorpore un différentiel de calage vers les stabilos en combinant les "A" et les "B". Ceci réduit le risque de fermeture des bouts d'aile à fond d'accélérateur.

Au sol

J'étale mon aile sur un spot soigneusement sélectionné: air turbulent, faible pente et fil de fer barbelé en bout de champ. Parfait.

En attendant la brise, j'en profite pour faire du contrôle de voile. Je tire d'abord les "A" intérieurs, puis tous les "A" à la fois, puis juste les oreilles. Pour finir, je me jette en arrière sans rien tenir. Oh, j'ai oublié de prendre les freins et je tire un "B" par erreur. Dans tous les cas, le résultat est toujours le même: l'aile monte parfaitement sur la tête, solide comme un roc et prête à décoller. Les gonflages face voile donnent les mêmes résultats. La Kali monte toujours uniformément et facilement, quelle que soit la technique utilisée, y compris sans aucune technique. En tirant avec malice sur les "A", j'ai juste obtenu un léger écrasement des caissons centraux qui ré ouvrent d'ailleurs immédiatement sans faire de "fer à cheval" ni quoi que ce soit qui puisse compromettre le décollage.

Pilotage

Lors du premier décollage j'ai été impressionné par la très bonne finesse de la Kali. Malgré un vent léger, L'aile prend en charge rapidement et je survole la clôture en barbelés sans même toucher les freins. Au début la longueur du suspentage procure une sensation étrange, surtout au ras de la pente, près du sol, et à la haute vitesse dans cet air turbulent. Une sensation rapidement assimilée.

J'effectue plusieurs atterrissages afin de régler la longueur des freins, en les réduisant de 60 mm par rapport au réglage d'origine pour les adapter à ma sellette points bas et à mes petits bras. Une fois réglés, il est impossible de décrocher la voile, y compris en poussant avec les pouces dans l'anneau métallique de ces derniers. Ce réglage me paraît parfait pour atterrir verticalement sur les petits terrains sans risque de décrochage ou de vrille. J'ai découvert, lors de mes atterrissages au sommet, que je pouvais neutraliser l'aile indifférement avec les "C" ou les "D" sans qu'elle ne se regonfle.

Les commandes sont incroyablement légères pour une voile dhv1-2 et ce malgré l'important course des freins imposée par le dhv. Le pilote de la kali ne sera pas fatigué en volant avec cette aile, y compris lors de vols de longue durée. L'entrée en virage est facilement obtenue avec un peu de frein. Le virage est particulièrement homogène : plus on tire, plus ça tourne. Le pilotage à la sellette est très efficace.

Pour obtenir des virages plus serrés, il suffit de plus tirer la commande intérieure. Relevez la main, et la voile retourne au vol droit rapidement. On peut même exploiter les thermiques en se jetant dans un premier temps du côté extérieur de la sellette puis en tirant sur le frein intérieur dans un second temps. L'on obtient alors un virage à plat avec un très bon taux de chute. Avec cette technique, centrer les noyaux les plus faibles devient un vrai plaisir.

Avec les oreilles, le contrôle sellette est assez bon, avec et sans l'accélérateur. Les oreilles sont faciles à maintenir avec ou sans accélérateur et la kali demeure tranquille et sûre.

Performances

En volant en compagnie de nombreux autres parapentes, je confirme rapidement mes premières impressions: la finesse de la kali est excellente. Ç'est le bon côté du vol a South Downs : beaucoup de bons de pilotes, certains avec de très bonnes ailes, évoluant dans un tout petit espace. Malgré ma faible charge alaire, je me surprenais à dépasser les autres voiles en me maintenant la même hauteur. J'ai également été étonné de mes performances par vent fort.

Bras hauts on atteint un confortable 37 km/h. L'accélérateur permet d'évoluer à 46 km/h avec une polaire très plate pour un parapente de ce type. Le débattement d'origine de l'accélérateur de la kali ne me permet pas d'accélérer à fond. Je change le rapport 3:1 par un rapport 2:1 ce qui me permet d'atteindre la vitesse maximale de 52 km/h. pour mon PTV de 99kg.

Il est toujours difficile de chiffrer la finesse maximale, même en volant en haute montagne dans un air très calme. Sur nos petites pentes, et avec un vent toujours présent, cette tâche s'avère impossible. Toutefois, en ce qui concerne la capacité de pénétration, je suis sûr que la Kali est à la hauteur de la Mamboo et la Sport 3 à taille et à charge équivalente. En vol accéléré la kali est par contre clairement supérieure aux autres ailes.

Le taux de chute mini. est très bon, comparable à celui des parapentes de compétition. Il est possible de voler très lentement dans les thermiques et de les exploiter au maximum.

Avec des oreilles le taux de chute passe à -2.5 m/s. et la vitesse diminue de 2 km/h. Si l'on y ajoute entre 1/4 et 1/2 accélérateur, on passe à -4 ou à -5 m/s en augmentant la vitesse sur trajectoire, de quoi se sortir des situations délicates. Un gros nuage noir me donne l'occasion de tester cette configuration oreilles + accélérateur. Les oreilles ont fait passer mon taux de montée de + 3 à + 1.5m/s, et un peu de pédale d'accélérateur à fait taire le vario. Je me suis calé à mi-accélérateur pour me stabiliser à -1.5 m/s.

Stabilité

La voile à une petite tendance au roulis, même dans une masse d'air très turbulente. La stabilité en tangage par contre est très bonne, presque excessive. La Kali doit être maintenu dans le virage avec le frein intérieur. Un relâchement de la commande induit un retour au vol droit. Ceci est très sécurisant, notamment en spirale, ou le retour au vol se fait simplement en relâchant la commande intérieure.

Les oreilles se font bien et ne nécessitent pas beaucoup d'effort pour les maintenir. Un petit pompage suffit à leur réouverture. J'ai essayé sans succès de provoquer une fermeture asymétrique avec deux lignes. La Kali ne ferme pas… Je saisi l'élévateur "A" intérieur et le tire avec force. Rien, seulement un petit tangage. En tirant les "A" extérieurs et intérieurs avec force, j'ai obtenu une fermeture avec une mise en virage de 20 degrés.

La Kali est une aile réellement très résistante aux fermetures et, lorsque celle-ci interviennent, le retour au vol normal et très rapide.

En volant volontairement maladroitement en air très turbulent, alors que les autres parapentes fermaient, je ne n'ai subit aucun incident. Les bouts d'aile étaient maintenues gonflées, même accélérateur à fond dans cet air très turbulent, tout au plus perdaient-ils parfois un peu de pression. Dans cette situation (accélérée) le contrôle en tangage devient un peu plus exigeant que bras hauts, comme on peut le supposer au vue de l'énorme plage de vitesse disponible avec l'accélérateur sur cette Kali.

Résumé

La Kali est une aile très facile à contrôler en toutes conditions. Elle ne nécessite pas effort au décollage et arrondie particulièrement bien à l'atterrissage. La majorité des clients de cette voile l'achèteront en seconde ou troisième DHV1/2 bien qu'il n'y ait rien contre le fait de l'acquérir comme premier parapente. Au niveau performances, les progrès sont indéniables par rapport à la pulsar et la kali se situe au niveau des meilleures ailes de la catégorie.

Si vous recherchez une nouvelle DHV 1/2, mettez la Kali dans votre liste.
introduction

données tech.

couleurs

revues

photos

brochure

manuel

contrôle qualité

garantie
> revues index